Des chiffres meilleurs qu'attendu sur les stocks américains de pétrole ont signifié un affaiblissement des prix du pétrole.
Les cours du pétrole se stabilisaient jeudi matin, après deux jours de baisse dus à un apaisement des craintes sur la production et une montée des réserves américaines de brut, les prix de l'or noir restant néanmoins soutenus par une série de facteurs haussiers.
Vers 10H00 GMT, le Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 111,44 dollars, en hausse de 8 cents par rapport à la clôture de mercredi soir, sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres.A la même heure, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en juin s'échangeait à 113,59 dollars, en hausse de 13 cents, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
La journée devrait être calme, avec de faibles volumes échangés, en raison de la fermeture de nombreux marchés asiatiques pour cause de vacances ainsi que de plusieurs marchés européens en raison du jour férié. Des chiffres meilleurs qu'attendu sur les stocks américains de pétrole ont signifié un affaiblissement des prix du pétrole, ont rappelé les analystes du cabinet indépendant John Hall.
Mercredi, l'annonce d'une augmentation d'une hausse de 3,8 millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis a porté un coup aux prix du pétrole, qui ont finalement lâché plus de deux dollars à la clôture.
Ce mouvement a prolongé un recul amorcé la veille : lundi, les cours avaient déjà pâti du retour à la normale de la production en mer du Nord, qui avait été perturbée par la fermeture d'un important oléoduc au cours du week-end. Les pertes ont toutefois été limitées par l'annonce d'une nouvelle baisse des taux d'intérêt américains par la Réserve fédérale, remarquaient les analystes de John Hall. La décision de
La faiblesse du dollar s'ajoute à une longue liste de facteurs haussiers qui, tous réunis, ont fait grimer de plus de 80% en un an les prix des hydrocarbures : les tensions géopolitiques dans plusieurs pays producteurs, notamment l'Irak, le Nigeria et l'Iran, l'arrivée sur le marché de nombreux fonds d'investissement, le manque d'investissement dans la production, et la crainte qu'à long terme l'offre ne parvienne pas à satisfaire une demande en plein essor, notamment dans les pays émergents.
Les prix ont ainsi atteint le niveau record de 119,93 dollars lundi à New York et 117,56 dollars vendredi dernier à Londres.
Voici un bel exemple de la véracité de la loi de l'offre et de la demande. Néanmoins, au delà des facteurs de hausse et de baisse évoqués plus haut, on est en droit de se demander quand apparaitront de manière plus importante les premières énergies renouvelables notamment sur les véhicules. Beaucoup d'idées circulent mais très peu sont mises en œuvre. Cela parait normal: tant qu'il y aura du pétrole sur Terre, il y aura les enjeux financiers et de pouvoir qui y sont liés. Il faudra donc attendre d'avoir épuisé la dernière goutte de pétrole pour s'intéresser à une autre énergie mais laquelle? Difficile de connaitre celui qui a une longueur d'avance parce qu'il exploite déjà la source d'énergie de demain... Pour le moment tous les constructeurs automobiles redoublent d'inventivité afin de faire consommer le moins possible leur production en terme de carburant. Mais la demande ne cesse pour autant de grimper; et oui, les chinois ne roulent plus en vélos...